Un article de The Economist sur le Maroc fait polémique. Selon Barlamane, l'hebdomadaire britannique aurait accumulé les erreurs factuelles et les interprétations trompeuses, au point de déformer la réalité des événements récents.
Que s'est-il passé ? Le 8 août, The Economist, un journal britannique réputé pour son sérieux, a publié un article sur le Maroc. Mais selon le site Barlamane, ce texte contiendrait de graves inexactitudes. Par exemple, l'article situe une cérémonie d'allégeance au palais royal de M'diq le 30 juillet. Or, d'après Barlamane, elle a eu lieu le 31 juillet au palais royal de Tétouan, une ville voisine. Cette erreur de date et de lieu n'est pas anodine : elle sert à présenter la ruée vers Ceuta comme la conséquence directe de ce rituel, ce qui est faux selon la source.
Pour expliquer l'afflux de migrants vers l'enclave espagnole, The Economist affirme que les agents frontaliers avaient été redéployés pour garder les festivités. Mais la presse espagnole a identifié un autre déclencheur : une rumeur virale sur les réseaux sociaux (TikTok, Facebook, WhatsApp) qui affirmait que « la porte de Ceuta est ouverte » et que personne ne serait renvoyé. Ces publications avaient déformé une décision du Tribunal suprême espagnol du 8 juillet sur les refoulements en mer, créant ainsi une fausse promesse d'entrée libre. C'est cette désinformation numérique qui a poussé des milliers de jeunes vers M'diq-Fnideq.
Autre point critiqué : l'hebdomadaire britannique évoque des chefs sécuritaires « trop occupés à s'incliner et à baiser des mains pour répondre à leur téléphone ». Selon Barlamane, cette scène est totalement fabriquée, sans aucun témoignage direct pour l'étayer. Le journal évoque aussi le chiffre de « plus de 140 migrants écrasés » lors de l'arrivée de 72 000 personnes. Mais les vérifications font état de décès par noyade, mouvements de foule ou autres circonstances distinctes, sans qu'une méthode commune de comptage ne soit clairement établie.
Enfin, le portrait du prince héritier Moulay El Hassan, décrit comme « plus discipliné et plus sévère », ne reposerait sur aucun fait précis, selon Barlamane. Ce n'est pas la première fois qu'un média international est critiqué pour sa couverture du Maroc, mais ici, l'accumulation d'erreurs factuelles interroge sur la fiabilité de l'article.
En résumé : un média prestigieux publie un article truffé d'inexactitudes sur un pays, ce qui peut influencer l'opinion internationale. Barlamane, en relevant ces erreurs, rappelle l'importance de vérifier les faits avant de publier.




