Le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, a récemment souligné l’importance de repenser l’approche en matière de sécurité routière au Maroc, en considérant les nouveaux modes de mobilité qui émergent dans le pays.
Étant donné les profondes mutations dans le secteur des transports et l’évolution des comportements en matière de mobilité, il est essentiel de prendre en compte ces changements pour améliorer la sécurité routière. Les statistiques sont alarmantes : plus de 160 000 accidents de la circulation ont été enregistrés en 2025, ce qui a entraîné 4 577 décès.
Les piétons et les usagers de deux et trois-roues motorisés sont les plus touchés, représentant plus de 70 % des décès liés aux accidents de la route. Ces données permettent d’identifier les domaines prioritaires d’intervention pour réduire le nombre de victimes et atteindre l’objectif fixé : diminuer de 50 % le nombre de décès d’ici 2030.
La nouvelle stratégie nationale de sécurité routière 2026-2030 vise à accompagner les transformations du secteur et à renforcer l’efficacité des politiques de prévention et de sécurité routière. Elle cherche à mieux encadrer les nouveaux usages de mobilité et à améliorer la coordination des actions de contrôle et de sensibilisation.
Malgré un contexte difficile, la NARSA (Agence nationale de la sécurité routière) a poursuivi la mise en œuvre de son programme d’action en 2025 et enregistré plusieurs avancées significatives, notamment l’extension du réseau de radars porté à 1 140 unités et le renouvellement du parc de transport routier, doté d’une enveloppe de 143 millions de DH.




