Une histoire de frontières et de fausses nouvelles. Au Maroc, une femme qui voulait émigrer clandestinement est poursuivie en justice pour avoir raconté une histoire inventée sur les réseaux sociaux.
Que s'est-il passé ? Selon Barlamane, la police judiciaire de Larache a présenté samedi une femme devant la justice. Elle est accusée d'avoir menti sur un site d'information national et sur des réseaux sociaux.
Que racontait-elle ? Elle affirmait que des autorités avaient ouvert les frontières aux candidats au départ, qu'elles avaient fait venir des migrants, puis les avaient abandonnés et leur avaient refusé l'accès à Ceuta, une ville sous contrôle espagnol que le Maroc revendique.
Le problème ? Selon la direction générale de la sûreté nationale (DGSN), qui a rapporté les faits, cette version est fausse. D'après l'enquête, la femme se serait rendue volontairement à Fnideq, une ville marocaine proche de Ceuta, pour tenter de passer clandestinement. Elle aurait été arrêtée par les forces de l'ordre, puis aurait raconté une histoire inventée.
Pourquoi c'est important ? Parce que Fnideq est un point de passage très prisé pour l'émigration irrégulière vers l'enclave espagnole. Des jeunes Marocains et des Subsahariens s'y rassemblent souvent, poussés par des appels lancés en ligne. Les autorités marocaines veulent éviter que de fausses informations n'incitent d'autres personnes à tenter le risque. Elles ont d'ailleurs ouvert plusieurs enquêtes ces derniers mois contre des internautes qui relayaient de fausses nouvelles sur ces mouvements.
Concrètement, la femme risque des poursuites pour plusieurs chefs d'accusation : dénonciation de crimes imaginaires, diffusion de fausses nouvelles, diffamation et outrage. La DGSN affirme que ces accusations constituent des infractions punies par la loi.




