Le football n'est pas qu'un sport : c'est aussi un terrain d'influences. Alors que le patron de la FIFA est contesté par une partie de l'Europe, six fédérations arabes, dont celle du Maroc, viennent de lui afficher un soutien sans ambiguïté.

Pour comprendre, il faut savoir que la FIFA est l'instance qui gère le football mondial, notamment la Coupe du monde. Son président, Gianni Infantino, traverse une période compliquée. Selon Challenge, qui rapporte cette actualité du 13 août 2026, des fédérations européennes lui reprochent notamment un projet visant à créer une nouvelle entité pour organiser les compétitions et en vendre une partie (environ 20%) afin de récolter jusqu'à 4,2 milliards de dollars.

Dans ce contexte, les dirigeants des fédérations du Qatar, du Liban, du Maroc, du Soudan, de l'Égypte et de la Mauritanie ont publié un communiqué commun. Ils y expriment leur « soutien total » à Gianni Infantino et réaffirment leur « confiance en sa direction ». Ils justifient leur position en valorisant le rôle du football arabe pour rapprocher les peuples et développer le football dans le monde.

Un ancien international marocain est même cité dans l'article pour expliquer cette défiance européenne : il affirme que la politique du président de la FIFA « dérange profondément l'Europe ». Il suggère que les critiques viennent surtout d'Européens qui craignent une concurrence accrue.

Ce soutien des fédérations arabes n'est pas anodin. Le projet initialement prévu par Infantino prévoyait un versement de 20 à 40 millions de dollars pour chaque fédération qui soutiendrait le dispositif. Mais ce projet a été abandonné, selon l'article. Malgré tout, le président de la FIFA conserve de nombreux alliés, notamment dans le monde arabe.

Cette prise de position du Maroc, aux côtés de cinq autres pays, montre son poids dans les instances du football mondial. Mais elle illustre aussi les fractures entre différentes régions du monde, au moment où la FIFA cherche à réformer son modèle économique.