Le projet qui devait transformer la FIFA en machine à cash est mort-né. Face à une levée de boucliers sans précédent, le patron du football mondial a fait machine arrière.

La FIFA voulait s'ouvrir à des investisseurs privés pour financer le développement du football. Mais après une semaine de critiques, son président Gianni Infantino a annoncé samedi qu'il abandonnait l'idée. C'est une décision importante pour l'avenir du sport, car beaucoup craignaient que le football ne devienne une simple affaire commerciale.

Selon Challenge, le plan présenté mardi visait à créer une société appelée FIFA Forward Entreprise (FFE), chargée de gérer les activités commerciales et événementielles de l'instance. L'objectif était de porter à dix milliards de dollars le financement du développement du football sur quatre ans. Mais ce montant faramineux n'a pas rassuré : beaucoup s'inquiétaient de voir les compétitions dénaturées par des intérêts privés.

Le projet a provoqué une véritable révolte. L'UEFA, qui regroupe 55 fédérations européennes, avait menacé jeudi de boycotter les prochaines compétitions de la FIFA, y compris la Coupe du monde. D'autres confédérations, comme celles d'Asie, d'Amérique du Nord et centrale, ont aussi exprimé leur opposition. Même la fédération mexicaine de football s'est réjouie publiquement de l'abandon du plan.

Dans son communiqué, Infantino a reconnu que le projet avait créé des divisions, et a assuré que la proposition ne serait pas retenue. Le dirigeant est par ailleurs fragilisé par la démission récente de son conseiller principal, Carlos Cordeiro.

Cette affaire montre que le football mondial, malgré son immense popularité, reste un terrain où les fédérations veulent garder la main sur les décisions majeures.