Le football marocain veut former ses propres talents, sans étiquettes étrangères.
La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a annoncé une décision qui va changer le paysage des écoles de football privées au Maroc. Fini les académies qui portent le nom d'un club étranger, comme par exemple une école "FC Barcelone" ou "Real Madrid". Désormais, c'est interdit, et ça vaut aussi pour les structures qui ont des partenariats avec ces clubs.
Pourquoi une telle mesure ? Selon la FRMF, qui a publié un communiqué sur son site internet, il s'agit de consolider la formation locale. L'instance veut mettre en place un référentiel national d'organisation et de gestion des académies et écoles privées de football basées au Maroc. En clair, elle veut fixer des règles claires pour que la formation des jeunes joueurs se fasse selon les standards marocains, et non selon les modèles étrangers.
La décision s'appuie sur des études menées sur les dispositifs organisationnels et stratégiques nationaux de développement du football. L'objectif affiché est de renforcer l'encadrement national et de garantir l'autonomie des académies et écoles privées. Cela doit aussi permettre de former de nouvelles générations de footballeurs dans un environnement cohérent avec les orientations stratégiques du pays.
En pratique, cela signifie que les parents qui cherchent une école de football pour leurs enfants vont devoir vérifier que le nom et les partenariats de l'établissement respectent cette nouvelle règle. Les académies concernées devront probablement changer de nom ou rompre leurs liens avec les clubs étrangers, même si la FRMF n'a pas précisé les délais ni les sanctions prévues.
Cette mesure reflète une tendance plus large : le Maroc veut s'appuyer sur ses propres ressources pour développer le football national, plutôt que de laisser des marques étrangères s'implanter librement. Reste à voir comment les académies existantes vont s'adapter.
D'après Challenge, qui a rapporté l'information, la FRMF n'a pas donné plus de détails sur les modalités pratiques de cette interdiction.




