Le football mondial pourrait bientôt voir entrer de l'argent privé dans ses instances dirigeantes. La FIFA, l'organisation qui gère le football au niveau mondial, veut créer une filiale commerciale ouverte à des investisseurs extérieurs, et elle compte bien aller au bout de son idée, même si plusieurs grands blocs continentaux refusent de suivre.
Concrètement, la FIFA veut vendre une partie des droits commerciaux de ses compétitions à des investisseurs privés. Jusqu'ici, ces droits sont gérés en interne et les revenus vont directement aux fédérations membres. Si le projet aboutit, des fonds privés pourraient entrer au capital de cette future filiale, et donc toucher une part des bénéfices.
Selon Médias24, la FIFA maintient malgré tout ses consultations. L'UEFA, qui regroupe les fédérations européennes, a déjà annoncé qu'elle boycotterait le processus. La Concacaf, qui couvre l'Amérique du Nord et centrale, a carrément rejeté le projet. Et l'Asie a rejoint le mouvement de contestation.
Reste que deux confédérations n'ont pas encore pris position : l'Afrique et l'Océanie. Leur décision pourrait peser dans la balance, même si la FIFA semble décidée à avancer sans attendre leur feu vert.
Pourquoi c'est important ? Parce que le football mondial fonctionne grâce aux revenus des droits télé, de sponsoring et de billetterie, notamment lors des Coupes du monde. Si ces revenus sont partagés avec des investisseurs privés, cela pourrait changer la répartition des sommes versées aux fédérations nationales, y compris celles du continent africain. Une manne financière qui représente une part importante du budget de beaucoup de fédérations, surtout les moins riches.
On ne sait pas encore quand ce projet pourrait voir le jour ni à quelles conditions. Mais le simple fait que la FIFA passe outre l'opposition de plusieurs confédérations montre que le sujet est sensible. La suite dépendra sans doute des positions africaine et océanienne, et de la suite des négociations.




