Les incendies ont détruit moins de forêts que d'habitude. Mais ce n'est pas seulement une question de chance.

Depuis le début de l'année 2026, les feux de forêt ont brûlé environ 2.150 hectares au Maroc, selon Aujourd'hui le Maroc, qui cite le directeur général de l'Agence Nationale des Eaux et Forêts (ANEF), Abderrahim Houmy. C'est près de 31% de moins que la moyenne annuelle, qui tourne autour de 3.130 hectares.

Cette baisse ne veut pas dire qu'il y a eu moins d'incendies – 340 ont été enregistrés – mais qu'ils ont été mieux maîtrisés. Selon M. Houmy, l'important n'est pas le nombre de feux, mais la capacité à les arrêter rapidement et à limiter leur propagation.

Comment ça marche concrètement ? L'ANEF analyse chaque jour des données météo (température, humidité, vent) et l'état de la végétation, grâce aux images satellites. Cela permet d'identifier les zones à risque avant qu'un incendie ne démarre, et d'augmenter la vigilance.

Un détail intéressant : 55% des surfaces brûlées sont des herbes et de la végétation secondaire, et seulement 45% des forêts avec arbres. M. Houmy explique cela par les fortes pluies de l'hiver, qui ont fait pousser beaucoup d'herbe, laquelle s'est ensuite desséchée avec la chaleur, devenant plus inflammable.