À la veille des élections, l'UNICEF interpelle les futurs décideurs marocains sur le sort des enfants. L'organisation internationale rappelle que les mineurs n'ont pas voix au chapitre dans les urnes, mais que leur avenir dépend directement des choix des adultes.
Les enfants ne votent pas. Pourtant, ce sont eux qui subiront le plus longtemps les conséquences des politiques publiques. C'est le message que porte l'UNICEF, qui vient de publier des recommandations à l'approche du scrutin du 23 septembre, comme le rapporte Challenge.
Le constat est dur. Chaque année, plus de 8 000 nouveau-nés meurent avant la fin de leur premier mois de vie, souvent faute de soins adaptés. L'UNICEF y voit une violation de l'article 20 de la Constitution marocaine, qui fait du droit à la vie le premier droit de tout être humain.
Côté école, le tableau n'est pas meilleur : 276 000 élèves ont quitté les bancs de l'école pendant l'année 2024-2025, sans qu'aucune autre formation ne leur soit proposée. Le système éducatif actuel, selon l'organisation, reproduit et aggrave les inégalités sociales, avec un préscolaire jugé précaire et des éducateurs manquant de formation et de stabilité.
Enfin, plus de 103 000 enfants âgés de 7 à 17 ans sont contraints de travailler pour survivre. Une réalité que l'UNICEF rappelle en s'appuyant sur l'article 24 de la Convention relative aux droits de l'enfant, ratifiée par le Royaume, qui garantit à chaque enfant le droit de jouir du meilleur état de santé possible et d'accéder aux services médicaux.
L'organisation demande donc aux responsables politiques de placer l'enfance au cœur des politiques publiques, au-delà des responsabilités parentales, pour offrir aux plus jeunes de vraies chances d'épanouissement.




