Les criquets pèlerins, qui menaçaient les cultures marocaines, se font beaucoup plus rares depuis la mi-juillet. Mais l'ONU préfère rester vigilante, car la menace peut revenir vite.

Selon un bulletin de la FAO (l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), publié le 5 août, les populations de criquets pèlerins ont nettement reculé au Maroc en juillet. La raison ? D'abord, les équipes marocaines ont traité 2 375 hectares de terrain, soit presque toute la superficie traitée dans la région ce mois-là (2 435 hectares au total). Ensuite, les insectes adultes ont migré vers le Sahel, où ils se reproduisent en été.

Barlamane rapporte les détails de ce constat. Concrètement, les criquets présents au début de juillet dans plusieurs secteurs (entre Tata et Foum Zguid, près de Tiznit, ou encore entre Guelmim et Foum El Hassan) n'ont plus été observés après la mi-juillet. Même les inspections près d'Errachidia, dans le nord-est, n'ont trouvé aucun criquet.

Pourquoi c'est important : le criquet pèlerin est un insecte ravageur qui peut dévorer des cultures entières en quelques jours. Moins de criquets signifie moins de risques pour l'agriculture marocaine. Mais la FAO souligne que la situation écologique reste surveillée, car les insectes pourraient revenir si les conditions leur redeviennent favorables.

En résumé : le Maroc a bien géré la menace en juillet, mais l'ONU ne crie pas victoire trop tôt. La vigilance reste de mise.