L'emploi au Maroc reste sous pression, selon la dernière enquête officielle publiée par le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Mais que faut-il comprendre derrière les chiffres ?

Chaque trimestre, l'institution publique qui collecte les statistiques au Maroc publie un rapport sur la situation du marché du travail. Celui du deuxième trimestre 2026 vient de sortir : il confirme que le pays fait face à des difficultés persistantes pour créer des emplois, même si certains indicateurs évoluent dans le bon sens.

L'un des points les plus marquants de cette enquête, c'est le taux de chômage. Il concerne surtout les jeunes et les citadins, qui peinent davantage à trouver un travail. Selon les données recueillies par le HCP, le chômage touche particulièrement les personnes sans diplôme, mais aussi, de manière croissante, les diplômés.

Un autre enseignement : l'emploi informel reste très répandu. Beaucoup de Marocains travaillent sans contrat ni protection sociale, ce qui complique leur situation en cas de difficultés économiques. L'enquête montre également que le secteur de l'agriculture a perdu des emplois, tandis que d'autres secteurs comme les services ou la construction en ont gagné.

Cette situation s'explique en partie par un décalage entre la formation des jeunes et les besoins réels des entreprises. Beaucoup de postes restent vacants faute de candidats qualifiés, pendant que de nombreux diplômés cherchent toujours un emploi.

Pour les décideurs politiques, ces chiffres sont importants : ils servent de base pour ajuster les politiques publiques en faveur de l'emploi. Pour les citoyens, ils donnent une idée de la réalité du marché du travail, un sujet qui concerne tout le monde, des étudiants aux travailleurs déjà en poste.

D'après LeSiteinfo, qui a rapporté les conclusions de cette note d'information, le HCP a détaillé ces différents points dans son document officiel. Pour ceux qui veulent aller plus loin, la lecture du rapport complet permet de connaître précisément les statistiques par région et par catégorie.