Le groupe britannique Chariot conserve ses trois actifs gaziers marocains dans son portefeuille, mais conditionne toute avancée significative à l'arrivée de nouveaux partenaires. Selon sa présentation d'entreprise de juin 2026, les fondements commerciaux de ces projets restent attractifs, notamment en raison de la hausse du prix du gaz importé.
Chariot considère le Maroc comme un pôle gazier prometteur, mais estime que les recettes issues de la production pétrolière en Angola seront nécessaires pour financer les prochains travaux. Le groupe prévoit ainsi d'affecter les ressources générées par ses activités en Angola à ses projets marocains.
L'un de ces projets, Anchois, situé dans le permis marin Lixus, au large de Larache, prévoit l'exploitation de deux puits. Chariot a revu à la baisse les coûts initiaux grâce à une nouvelle méthode de passation des marchés, mais n'a pas encore fixé de calendrier de travaux.
Les permis Rissana et Loukos, situés respectivement au large de la côte atlantique et en zone terrestre, sont également maintenus dans le portefeuille de Chariot. Le groupe a identifié des structures géologiques prometteuses dans le permis Rissana et discute avec l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) des prochaines étapes pour le permis Loukos.
En résumé, Chariot conserve ses espoirs de développement de ses actifs gaziers marocains, mais attend l'arrivée de partenaires pour avancer dans ces projets. La société mise sur les recettes issues de ses activités en Angola pour financer les prochains travaux et compte développer ses projets marocains en fonction de la demande nationale et des conditions fiscales favorables.




