Ce qui s'est passé à la frontière de Ceuta fin juillet a suscité des accusations graves contre le Maroc. Les autorités marocaines répondent point par point.

Les 30 et 31 juillet 2026, des incidents exceptionnels ont eu lieu à Ceuta, l'enclave espagnole au nord du Maroc. Certaines voix ont accusé Rabat d'avoir organisé cette affaire pour exercer une pression migratoire sur l'Espagne et l'Union européenne.

Selon Barlamane, qui rapporte la position des autorités marocaines, cette accusation est grave et ne repose sur aucun fait établi. Le gouvernement marocain n'aurait ni planifié, ni encouragé, ni organisé ce mouvement. Au contraire, les forces marocaines seraient intervenues pour contenir les rassemblements et coopérer avec les autorités espagnoles afin de rétablir la situation.

Un détail important est souligné : ces événements se sont produits le 30 juillet, jour de la Fête du Trône, une date majeure d'unité nationale au Maroc. Il paraît incohérent, selon cette lecture, que l'État choisisse ce jour pour provoquer une crise.

L'explication avancée est plutôt celle d'un phénomène collectif soudain. Des vidéos massivement diffusées sur les réseaux sociaux, des messages trompeurs et des rumeurs faisaient croire que le passage vers Ceuta était ouvert, que les personnes entrées ne pourraient pas être reconduites au Maroc, ou qu'elles pourraient rejoindre facilement l'Espagne continentale. Beaucoup de jeunes auraient suivi par effet d'imitation.

La source met aussi en garde contre une lecture trop rapide : les situations personnelles des participants étaient diverses, certains ayant un travail, une famille ou une activité au Maroc. D'autres ont pu agir par curiosité ou excitation.