Un rapport officiel américain, destiné à guider les citoyens et entreprises des États-Unis, dresse un portrait plutôt flatteur de la sécurité au Maroc.
Chaque année, le Conseil consultatif de sécurité à l'étranger (OSAC), un organisme rattaché au département d'État américain, publie un rapport pour compléter les conseils de voyage donnés aux Américains. Celui de 2026, paru mardi 11 août, passe au crible les risques pour les ressortissants, entreprises et institutions des États-Unis présents au Maroc.
Selon Barlamane, qui rapporte les conclusions de ce document, le constat est globalement favorable.
Premier point positif : la criminalité violente est en baisse. D'après les chiffres de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), cités par l'OSAC, elle a reculé de 10 % en 2024. Certaines infractions ont même chuté de manière plus marquée : vols sous la menace (-24 %), vols de véhicules (-20 %), vols avec violence (-12 %) et cambriolages (-10 %). Le rapport note aussi un taux d'élucidation des affaires pénales de 95 %, un niveau élevé qui signifie que la grande majorité des délits commis sont résolus.
Le volet antiterroriste est également salué. L'OSAC décrit une stratégie marocaine fondée sur une surveillance soutenue, la coopération régionale et internationale, et la prévention de la radicalisation. Il rappelle qu'aucun attentat terroriste majeur n'a frappé le pays depuis 2011. Les services de sécurité marocains sont jugés « généralement proactifs et efficaces » pour identifier et neutraliser les individus ou cellules suspectés de préparer des actes terroristes. Le rapport cite notamment le Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ) et mentionne qu'en 2025, la DGSN avait déféré vingt et une personnes au parquet pour leur implication présumée dans des infractions terroristes. Les services marocains surveillent aussi leurs frontières face au retour éventuel de ressortissants ayant rejoint des groupes extrémistes dans des zones de conflit. Enfin, le rapport souligne la formation des policiers, jugés « bien formés », nombre d'entre eux ayant participé à des programmes internationaux, et relève la coopération entre la DGSN, la Gendarmerie royale et la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) dans les enquêtes.
Ce rapport, bien que destiné à éclairer les Américains, offre un éclairage utile sur la perception internationale de la sécurité au Maroc. Les détails complets, notamment sur l'aviation, sont disponibles dans le document source.




