Des publications anonymes circulent sur les réseaux sociaux pour appeler à un passage collectif vers Ceuta et Melilla le 15 août. Les autorités marocaines ont réagi en procédant à des interpellations.

Que se passe-t-il ? Selon un communiqué du porte-parole du ministère de l'Intérieur publié mercredi 12 août, un groupe de personnes a été arrêté. Elles sont soupçonnées d'avoir incité au franchissement illégal des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Ces deux villes sont situées sur la côte nord du Maroc, mais sous administration espagnole.

Pourquoi maintenant ? Ces derniers jours, des messages d'origine inconnue ont été repérés sur certains réseaux sociaux. Ils appelaient à des tentatives de passage massif à la date du 15 août. Le ministère estime que ces appels présentent "des risques sérieux pour la sécurité des personnes". Il affirme aussi qu'ils cherchent à exploiter les questions migratoires dans des actions que la loi réprime.

Concrètement, les personnes interpellées sont soumises à une enquête judiciaire, supervisée par le parquet compétent. Le ministère précise que les services de sécurité suivent la situation de près. Ils ont pris des mesures pour empêcher tout franchissement illégal et intercepter ceux qui voudraient y participer. Les personnes dont l'implication serait établie, y compris celles qui propagent ces mots d'ordre sur les réseaux sociaux, risquent des poursuites.

Le dispositif de sécurité autour de Ceuta et Melilla est présenté par le ministère comme relevant d'un "dispositif de vigilance continue". Il n'est pas lié à une échéance particulière et est adapté en permanence selon les risques. Le communiqué invite la population à la vigilance et à ne pas céder à des appels qualifiés de "suspects et trompeurs", qui pourraient exposer des vies au danger.

D'après Barlamane, le ministère appelle également les autorités espagnoles à accélérer les procédures de retour des mineurs non accompagnés se trouvant à Ceuta vers leurs familles au Maroc. Il souligne que la lutte contre la migration irrégulière et les réseaux de traite des êtres humains nécessite le partage des responsabilités.