Une nouvelle accusation contre le Maroc fait grand bruit, mais elle repose sur des témoignages anonymes et aucune pièce officielle. Le tout est publié dans un média espagnol, El Confidencial, par un journaliste connu pour ses critiques envers Rabat.

Que se passe-t-il ? Selon Barlamane, le journaliste Ignacio Cembrero a publié un article affirmant que les services de sécurité marocains (la DGST) ont volontairement laissé passer des migrants vers Ceuta, une enclave espagnole, pour se venger de médias liés au projet Pegasus. Mais l'article ne fournit ni ordre écrit, ni note interne, ni témoin identifiable. Il s'appuie uniquement sur deux anciens agents anonymes.

Pourquoi c'est important ? Ces accusations surviennent après plusieurs affaires où le Maroc a été mis en cause sans preuves solides. Par exemple, l'affaire Pegasus, un logiciel espion qui aurait visé des personnalités, n'a jamais abouti à une condamnation en justice espagnole. De plus, l'article est contredit par le calendrier même de la Fête du Trône, une célébration nationale au Maroc. Difficile d'imaginer une opération d'envergure pendant cette période.

Ce que ça change concrètement ? Pour l'instant, rien sur le terrain. Mais cela nourrit une méfiance récurrente entre certains médias espagnols et les autorités marocaines. Selon Barlamane, ces attaques viennent d'un petit groupe de personnes, dont Ali Lmrabet et Boubker Jamaï, qui gravitent autour de Cembrero. Le patron de la sécurité marocaine, Abdellatif Hammouchi, est souvent la cible de ces voix discordantes, mais aucune juridiction n'a jamais validé leurs accusations.

En clair : un article polémique, mais sans fondement vérifiable. Les lecteurs doivent donc prendre ces informations avec précaution, d'autant que la source elle-même est un média connu pour ses critiques, pas une instance judiciaire.