Face à l'afflux de migrants à Ceuta, l'Espagne active ses accords avec le Maroc pour organiser leur retour.
Le gouvernement espagnol a confirmé vendredi qu'il appliquera les conventions migratoires conclues avec plusieurs pays, dont le Maroc, pour faire revenir les personnes entrées massivement dans la ville autonome de Ceuta ces dernières heures. C'est ce qu'a rapporté l'agence Europa Press, citant le ministre espagnol de la Politique territoriale et de la Mémoire démocratique, Ángel Víctor Torres.
Selon ces accords, chaque situation sera examinée individuellement, notamment pour distinguer les adultes des mineurs. Le ministre a rappelé que ces renvois se feront en respectant les procédures en vigueur, avec une prise en compte des droits des personnes concernées. Il a également évoqué la nécessité d'une « réponse humanitaire ».
Concrètement, cela signifie que les migrants arrivés récemment à Ceuta seront renvoyés dans leur pays d'origine, selon des règles déjà négociées entre Madrid et ses partenaires, dont le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal. L'objectif est d'encadrer ces retours de manière ordonnée, plutôt que de laisser la situation se gérer au cas par cas sans cadre juridique.
Le gouvernement espagnol n'a pas donné de chiffres sur les retours déjà effectués ni de calendrier précis. Toutefois, plusieurs médias espagnols indiquaient que des centaines de migrants avaient déjà commencé à repartir volontairement vers le Maroc, notamment via le brise-lames frontalier.
Cette annonce intervient dans un contexte tendu. Le ministre a reconnu que la situation reste « difficile et complexe ». Les autorités espagnoles sont restées en contact avec le président de la ville autonome de Ceuta, Juan Jesús Vivas, et le chef du gouvernement, Pedro Sánchez, s'est rendu sur place pour suivre l'évolution.
Pour plus de détails, voir le rapport de Barlamane.




